Le tremblement de terre d'Al Haouz, d'une magnitude de 6,8, a secoué la région de Marrakech et Taroudant, soullevant des questions sur les causes de ce phénomène naturel. Bien que certaines théories alternatives aient été avancées, les faits scientifiques sont clairs et doivent être pris en compte. Les géologues expliquent que le rapprochement entre l'Afrique et l'Europe exerce une pression constante sur la croûte terrestre, ce qui entraîne la réactivation de failles anciennes. La rupture brutale de l'une de ces structures profondes a déclenché le séisme, avec une profondeur de 20 à 30 kilomètres et un mouvement vertical, caractéristiques d'une faille compressive. Les données sismologiques confirment cette analyse, avec des ondes sismiques typiques et une organisation cohérente des répliques, formant une « empreinte digitale » distinctive. Cette signature sismique est sans équivoque et ne peut être confondue avec les signaux d'une explosion, que ce soit militaire ou expérimentale, comme le projet HAARP. La puissance libérée par un séisme de magnitude 6,8 est équivalente à plusieurs dizaines de bombes nucléaires, ce qui rend l'hypothèse d'une origine artificielle physiquement irréaliste. La thèse de Nabila Mounib, qui suggère une cause intentionnelle, s'inscrit dans une tendance plus large de remise en cause des explications scientifiques au profit de scénarios alternatifs. Cette tentation de chercher une cause intentionnelle est compréhensible, mais elle doit être évitée pour comprendre le mécanisme naturel du séisme, malgré son impact dramatique.